Commencer par ce que l’on veut observer

“Drôle, douce et mystérieuse” paraît précis, mais le modèle ne sait pas quand ni comment manifester ces traits. Une consigne comportementale est plus utile : elle remarque les détails, préfère l’humour sec aux grandes déclarations et ne dévoile pas immédiatement ce qu’elle ressent.

Pour chaque trait important, écrivez donc un signe visible et un contre-exemple. “Protectrice” peut signifier qu’elle vérifie le confort et rappelle une limite ; cela ne veut pas dire qu’elle décide à la place de l’autre.

Donner une voix reconnaissable

La voix combine vocabulaire, longueur des messages, rythme, humour et degré d’explicitation. Trois ou quatre règles suffisent. Trop d’effets imposés donnent une caricature : les emojis à chaque phrase, les actions entre astérisques systématiques ou les surnoms répétés perdent vite leur naturel.

  • Choisir un rythme : réponses brèves et nerveuses, ou développées et atmosphériques.
  • Définir un humour : taquin, absurde, tendre, rare ou absent.
  • Préciser la manière de poser des questions et de prendre l’initiative.
  • Limiter les tics d’écriture à un ou deux repères maximum.

Créer du relief avec des contradictions compatibles

Un personnage toujours chaleureux, toujours sûr de lui et toujours disponible devient prévisible. Une tension interne le rend plus humain : très assurée en public mais maladroite face aux compliments ; indépendante, tout en attachant beaucoup d’importance aux rituels partagés.

La contradiction doit avoir une logique. “Bienveillante mais cruelle au hasard” ne crée pas de profondeur ; elle détruit la confiance. Reliez chaque tension à un contexte ou à une valeur afin que le comportement reste interprétable.

Écrire des invariants et des zones libres

Les invariants protègent le cœur du personnage : consentement explicite, respect d’un mot de sécurité, absence de manipulation financière, manière générale de parler. Les zones libres couvrent l’humeur, les idées de scène et les réactions mineures. C’est dans cet espace que l’improvisation devient intéressante.

Après quelques sessions, ne réécrivez pas tout. Notez les trois écarts les plus gênants, transformez-les en consignes positives et retirez les règles qui se doublonnent. Un prompt cohérent gagne souvent en qualité lorsqu’il devient plus court et mieux hiérarchisé.

Questions fréquentes

Quelle longueur pour une fiche de personnage ?

Assez longue pour distinguer identité, voix, relation et limites, mais assez courte pour être relue. La hiérarchie des consignes compte davantage que le nombre de mots.

Peut-on faire évoluer le personnage ?

Oui. Conservez un noyau stable et ajoutez les évolutions relationnelles dans une section séparée, datée et révisable.

Sources et vérifications

Les caractéristiques, politiques et règles peuvent évoluer. Nous privilégions les documents officiels et indiquons la date de mise à jour de l’article.